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Pascal Amoyel montre très tôt des aptitudes pour l’improvisation au clavier sans l’avoir encore étudié. À 10 ans, lorsqu’il débute ses études à l’École Normale de Musique de Paris (classe de Marc André), il est très vite remarqué par György Cziffra qu’il suit en France et en Hongrie. À 17 ans, après un baccalauréat scientifique, il se consacre entièrement à la musique. Il obtient une Licence de concert à l’École Normale de Musique de Paris, et entre au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris (classe de Jacques Rouvier et Pascal Devoyon), où il obtient en 1992 un Premier Prix de piano puis un Premier Prix de musique de chambre. La même année, il devient Lauréat des Fondations Menuhin et Cziffra, puis remporte le Premier Prix du Concours International des Jeunes Pianistes de Paris. Il se perfectionne auprès de Lazar Berman, Aldo Ciccolini, Pierre Sancan, Daniel Blumenthal, Désiré N’Kaoua, Jean-Paul Sevilla, Charles Rozen, etc.

C’est le début d’une carrière internationale qui l’amène à se produire en récital sur les plus grandes scènes, aux États-Unis, au Canada, en Russie, en Chine, en Corée et au Japon, ou en soliste avec l’Orchestre de Paris, Anima Eterna Brugge (dir. Jos Van Immerseel), les Orchestres Nationaux de Lille, Montpellier, l’Orchestre symphonique de la Radio Nationale Bulgare, l’Orchestre symphonique d’État de Moscou, l’Orchestre philharmonique de Wuhan, etc.

En 2005, Pascal Amoyel est révélé au grand public en remportant une Victoire de la musique dans la catégorie «Révélation soliste ».

Il aime aborder des répertoires peu visités ou mystiques, et s’investit dans la création de formes nouvelles de concert. Il a écrit notamment le concert-théâtral Block 15, ou la musique en résistance (mise en scène de Jean Piat) qui a fait l’objet d’une adaptation pour France Télévisions, ainsi que Le pianiste aux cinquante doigts, ou l’incroyable destinée de György Cziffra (mise en scène de Christian Fromont), qui a obtenu un vif succès notamment au Théâtre Le Ranelagh et au Festival d’Avignon, et plus récemment Le jour où j’ai rencontré Franz Liszt. Sa rencontre avec la violoncelliste Emmanuelle Bertrand est essentielle, ils forment depuis 1999 un duo dont les enregistrements ont obtenu les meilleures récompenses.

Il dirige le festival Notes d’Automne, qu’il a créé au Perreux-sur-Marne, et y est le commanditaire de plus d’une vingtaine de créations. Pascal Amoyel s’est vu décerner le Premier Grand Prix International « Arts-Deux Magots » récompensant « un musicien aux qualités d’ouverture et de générosité » ainsi que le Prix Jean Pierre-Bloch de la Licra pour son rapport aux droits de l’Homme dans son oeuvre. Il est Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres et a été nommé Chevalier dans l’Ordre des Palmes Académiques.