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Le pianiste aux cinquante doigts

Création au festival de musique de La Chaise Dieu les 20 et 21 août 2010, du spectacle en hommage à Georges Cziffra, Le pianiste aux cinquante doigts, en présence de Monsieur Frédéric Miterrand, Ministre de la Culture, et de Madame Isabelle Cziffra, petite fille du célèbre pianiste hongrois.

Spectacle musical

Musique et texte interprétés par Pascal Amoyel, piano

Mise en scène de Christian Fromont

Scénographie de Attilio Cossu

« Un jour, alors que je « faisais mes gammes », la gardienne de mon immeuble vint frapper à la porte pour m'annoncer fièrement que le grand pianiste Georges Cziffra avait habité le même appartement quelques mois auparavant. «Tu vois, c'est peut‐être ton destin! » dit‐elle.

Il s'occupait désormais d'une fondation à Senlis qui aidait les jeunes musiciens. Insouciant, du haut de mes 13 ans, j’allai auditionner devant le Maître et lui interpréter… quelques unes de mes improvisations ! Il en fut touché, et se prit d’affection pour moi.

Plus tard, je revins le voir pour suivre plusieurs de ses master classes en France et en Hongrie, puis il accepta de me faire travailler en privé. Je réalise aujourd'hui le grand privilège qu'il m'accorda.

Je me souviendrai toujours de ces rencontres : cet homme, qui avait connu les pires souffrances, paraissait jouer sa vie à travers la musique. Il ne parlait pas beaucoup, mais son regard était parfois bien plus évocateur que tous les mots. Un regard d'écorché vif, profondément humain. Pour lui, la musique était comme le prolongement de l’amour et de la fraternité humaine.

Cziffra fut l’un des plus grands pianistes du 20e siècle. Ses concerts faisaient délirer les foules. En 1956, son interprétation légendaire du 2e Concerto de Bartók fit se ruer des personnes par milliers dans les rues de Budapest qui scandèrent l’hymne national avant le soulèvement.

Ses dons étaient tellement inconcevables qu'ils lui valurent les surnoms de « réincarnation de Franz Liszt », « interprète aux moyens paranormaux », « pianiste aux 50 doigts »... Il était à la fois adulé et jalousé.

Il me parlait parfois de son passé. La réalité dépassait la légende. Sa vie est un véritable roman qui traverse tous les tourments du 20e siècle.

Du petit prodige de 5 ans qui jouait dans les cirques pour gagner le salaire de sa famille au soldat perdu dans les affres de la guerre servant sous le drapeau nazi puis russe; de l'homme qui tenta de s'enfuir de Hongrie et condamné à soulever des blocs de pierre au pianiste de bar jouant des chansons à boire dans des cabarets sordides de Budapest.

En adaptant son incroyable et bouleversante histoire, je souhaite marcher sur les pas de ce pianiste hors norme qui reste l'une des plus figures les plus nobles de l'histoire de la musique. Récits et musiques s'imbriqueront comme pour illustrer la vie et l'œuvre qui sont indissociables. »

Pascal Amoyel

« Un magnifique concert ! »
Monsieur Frédéric Mitterrand, Ministre de la Culture
  
  
« Je n’oublierai jamais ce 25 septembre 1966 où, pour la première fois, j’ai entendu jouer Georges CZIFFRA. J’avais 9 ans, et j’assistais, dans la majestueuse abbatiale, au concert qui allait donner naissance au festival de LA CHAISE DIEU. Plus de deux mille personnes se pressaient là, avec une ferveur surprenant même les organisateurs, dont nos parents faisaient partie. CZIFFRA est revenu de nombreuses années, et, chaque fois, le miracle a eu lieu, transportant dans une émotion indescriptible un public passionné. Cette émotion, je l’ai retrouvée ce 20 août 2010, en écoutant le merveilleux hommage au Maître disparu que vous nous avez donné pour inaugurer l’auditorium qui porte son nom. Le « pianiste aux cinquante doigts » était là, devant nous, et tous ceux qui, comme moi, ont eu la chance de l’avoir rencontré ont passé, les larmes aux yeux, un de ces instants magiques qu’on voudrait éternel. Aussi ému que nous, vous avez fait étalage de tout votre talent, non seulement de grand interprète, mais aussi d’artiste complet, comédien, clown parfois, tout au long d’un spectacle parfaitement huilé nous amenant crescendo jusqu’à l’ultime hommage, où, pour quelques instants encore, on pu, fermant les yeux, revoir le visage de Georges CZIFFRA transfiguré par la musique. Encore merci, cher Pascal Amoyel, pour ce grand moment d’émotion et de bonheur. »
Monsieur Pascal Perrin, Maire de La Chaise Dieu
  
  
« Enfin un Pianiste, et quel Pianiste, qui parle lors d'un concert. Grâce à Pascal Amoyel, nous partons dans un conte musical où les grandes œuvres pour Piano brûlent sous ses doigts et sont ponctuées par son texte qui nous raconte la vie hors du commun de György Cziffra. Bravo à l'artiste. »
Monsieur Jean-Paul Farré, comédien - Molière du Théâtre musical 2010
  
  
« Le spectacle de Pascal Amoyel sur Cziffra… Bouleversant… des frissons ! On apprend énormément de choses sur la vie du créateur de ce festival de la Chaise Dieu. »
Marc Dumont - France Musique - Le magazine des festivals
  
  
« Le nouvel auditorium était inauguré par un spectacle dédié à Georges Cziffra. Pascal Amoyel, musicien, acteur et pianiste s’est fait le double - y compris au clavier ! - d’un maître qu’il aimait, nous laissant entrevoir la stature de l’homme et l’immensité de la musique. D’éblouissantes et précoces capacités naturelles, un labeur acharné, de la chance malgré tout - ou le destin -, et aussi les épreuves d’une vie - celles qui ont précédé la réussite sociale - : la pauvreté, la guerre, les totalitarismes… - la musique, forcément brisait les cadres : les maîtres - Chopin, Liszt, Schumann… - , les transcriptions, les improvisations, le jazz, les cabarets, le cymbalum des tsiganes, le son des souvenirs - une locomotive - réinventé au piano préparé. »
Olivier Marion - 43 Chrono
  
  
Parfum d’authenticité
« Privée de liberté, la foi mise en musique n’est que parodie. Message que Pascal Amoyel laissait entendre dans son récital-hommage à Cziffra, qui fut pour lui plus qu’un pédagogue et dont une discrète mise en espace rendait omniprésente l’aura d’un artiste hors du commun. Amoyel se gardait de toute déférence ou surlignage didactique. Une distance légère s’installait, renvoyant les harmoniques du non-dit à travers la pudeur des mots. Jusqu’à cette visionnaire Rhapsodie hongroise n°2 littéralement habitée par l’absence, portée par un souffle supérieurement maîtrisé, quintessence d’un enseignement fécond toujours recomposé. Amoyel n’enferme jamais son jeu dans un mécanisme désincarné. Timbré, lumineux, il respire de bruissements, d’effleurements d’une débordante vitalité. Une hauteur d’engagement qui n’est jamais emphase mais poésie.»
Roland Duclos - La Montagne
  
  
« Le ministre a d’abord pu apprécier le talent de Pascal Amoyel, lui-même élève de Georges Cziffra et qui a pris un plaisir non dissimulé à retracer la vie de son maître en musique, dans un récital de piano, ou plutôt de piano-théâtre, qui restera dans les annales du festival… Voilà le ministre immergé dans un grand moment d’émotions comme seule La Chaise-Dieu sait en procurer ! Sous l’œil ému d’Isabelle Cziffra, petite fille du virtuose hongrois, hommage a été rendu à celui sans qui ce festival n’existerait pas, et dont il fut d’ailleurs le premier directeur artistique. Saisissant, stupéfiant, édifiant. Une représentation à la lumière des lieux et d’un décor splendide. »
Guillaume Laurens - 43 Chrono
  
  
« Une évocation émouvante, ponctuée par de courtes pièces de Chopin, Schumann, Greif, Gershwin et naturellement Liszt dont Pascal Amoyel interprète la redoutable 2e rhapsodie hongroise, hommage ultime à la virtuosité et aux origines de Cziffra. »
Antonio Mafra - Le progrès
  
  
« Un mot sur Pascal Amoyel dans « Le pianiste aux cinquante doigts » qui jouait vendredi et samedi, dans le bel auditorium à peine inauguré, un spectacle inspiré de la vie de Georges Cziffra, très réussi, pédagogique et virtuose. Un défi tenu. »
Dominique Machabert - L'éveil
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